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2019 L’éducation à l’œuvre : Des membres de l’AFPC touchés par leur expérience au Guatémala

 

Articles rédigés par les participants

« Nous avons commencé cette aventure en écoutant des gens nous raconter des récits déchirants, remplis d’injustice. En travaillant ensemble, nous avons trouvé notre force collective. Notre expérience syndicale nous a bien servi. »

- Janet St. Jean, conseillère au Fonds de justice sociale de l’AFPC

Education in Action team members 2019

 
Alin Ibrahim, Caroline Reid et Evangelina Sapp – SEIC
Jory Green, UEDN
Lauren Gauthier et Radia Dinath, SEN
Kristine Leclerc et Nicholas Thompson, SEI
Chantale Thibeault et Dominique St-Jean – SESJ
Nancy Hughes, STSE
Janet St. Jean, Fonds de justice sociale, AFPC
Elvis Morales, Comité Campesino del Altiplano (CCDA)

En mars dernier, onze membres de l’AFPC de partout au Canada se sont envolés pour le Guatémala pour participer au projet L’Éducation à l’œuvre du Fonds de justice sociale. Depuis 2007, soixante-huit membres de l’AFPC ont pris congé de leur travail pour se joindre à l’une des délégations annuelles de l’AFPC au Guatémala, faisant de L’éducation à l’œuvre l’un des projets de bénévolat les plus populaires auprès des membres du syndicat.

Les membres de la délégation de 2019 travaillent dans les ministères et organismes suivants : Service Canada, la Défense nationale, Parcs Canada, Emploi et Développement Canada, l’Agence du revenu du Canada, le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, le pénitencier pour femmes de Joliette, Environnement et Changement climatique Canada (Service canadien de la faune) et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. 

L’Éducation à l’œuvre a pour but de favoriser la solidarité avec divers groupes au Guatémala qui défendent les droits des personnes autochtones, des femmes, des travailleuses et des travailleurs et du territoire.

Names of the 41 girls that perished in the Hogar Seguro fire on International Women’s Day 2017

 
Noms des 41 adolescentes qui ont péri lors de l’incendie du foyer Hogar Seguro survenu le 8 mars 2017, Journée internationale des femmes

La délégation a rencontré plusieurs groupes, dont 8 Tijax, un collectif féminin qui vient en aide aux proches des 41 adolescentes qui ont perdu la vie lors du terrible incendie du foyer Hogar Seguro, un établissement fédéral tristement célèbre pour les mauvais traitements qu’il réservait à ses pensionnaires.

Le 8 mars 2019, nous avons marché aux côtés de femmes et d’enfants mayas pour leur montrer que nous sommes solidaires avec eux dans leur lutte pour l’égalité, la justice et un avenir meilleur.

Riche en minerais et en terres agricoles, le Guatémala est pourtant un pays très inégalitaire. En effet, une grande proportion des Guatémaltèques vit dans la pauvreté. La présence de sociétés minières canadiennes sur le territoire a eu des conséquences dévastatrices : violence, meurtres, viols collectifs, déplacements forcés et corruption. Pour en savoir plus, la délégation a rencontré des membres du Parlement Xinca et de la collectivité qui s’opposent à l’entreprise minière canadienne Pan American Silver.

nisgua.org/%EF%BB%BFcriminal-case-against-alberto-rotondo-security-manager-for-tahoe-resources-moves-forward-in-guatemalan-courts/ (en anglais seulement)

La délégation a aussi rencontré le membre du Congrès et leader autochtone du Comité Campensino del Altiplano (CCDA), Leocadio Juracán, qui a lutté toute sa vie pour les droits et la justice des Mayas et des autres communautés autochtones.

Depuis 1982, le CCDA défend les droits économiques, sociaux et culturels du peuple maya. Il lutte pour une répartition équitable des terres, le développement durable en agriculture et pour l’autonomie économique des femmes. Le Fonds de justice sociale de l’AFPC appuie les programmes du CCDA depuis 2006.

Aujourd’hui, 22 des 20 villes du Guatémala sont membres du CCDA, et 60 % de ses programmes sont gérés par des femmes. L’organisme aide les femmes à devenir plus autonomes sur le plan financier en les encourageant à se lancer dans l’apiculture et la production de miel, la production de noix de macadamia ou encore dans l’élevage de tilapias.  

Lors de son séjour à Quizayá, une collectivité membre du CCDA, la délégation de l’AFPC a aidé à construire deux nouvelles salles de classe dans une école primaire. En plus de servir de lieu d’apprentissage, ces nouveaux espaces seront un endroit où les enfants pourront s’amuser et les femmes se réunir.

La veille de son départ, la délégation s’est rendue à l’ambassade canadienne pour discuter de ses préoccupations concernant la violation des droits autochtones, à savoir le manquement d’une société minière à son obligation de consulter la communauté Xinca et le manque généralisé de reddition de comptes de l’industrie minière canadienne dans le pays. La délégation a aussi soulevé l’importance du rôle de l’Ombudsman canadien pour une entreprise responsable, qui a le mandat d’exiger des éléments de preuve.

De retour au pays, les membres de la délégation continuent de défendre les droits de la personne et du travail, de soutenir les initiatives de justice sociale et de porter les informations qu’ils ont apprises lors de leur séjour au Guatémala à l’avant-scène de leur syndicat et de leurs collectivités.

Articles rédigés par les participants

 

Mise à jour le: 20 Janvier 2020