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Centre de solidarité des travailleuses et travailleurs du Bangladesh

Une manifestation pour le premier anniversaire de la tragédie du Rana Plaza

L’horrible tragédie qui s’est produite quand l’immeuble Rana Plaza s’est effondré, provoquant la mort de 1 138 travailleuses et travailleurs de l’industrie du vêtement et des mutilations à plus de 2 500 autres victimes, révèle le vrai visage de la mondialisation. Il s’agit d’un accident insensé provoqué par la cupidité et la négligence, après des années d’accidents, d’incendies et de répression brutale contre les militant-e-s syndicaux dans l’industrie du vêtement au Bangladesh. Le FJS a travaillé avec le Maquila Solidarity Network et le SCFP pour parrainer une visite de Kalpona Akter, Directrice du Bangladesh Center for Worker Solidarity au Canada, à l’automne de 2013. Cette expérience a remporté un immense succès et obtenu l’appui de fédérations syndicales et de syndicats dans tout le pays.

Le Centre de solidarité des travailleuses et travailleurs du Bangladesh (Bangladesh Center for Worker Solidarity, BCWS) a été fondé à la suite de l’organisation des travailleuses et travailleurs de l’industrie du vêtement dans le but d’exiger de meilleures conditions de travail et des salaires décents. Kalpona Akter, directrice générale du BCWS, a commencé à travailler dans l’industrie du vêtement à l’âge de 12 ans; à l’âge de 15 ans, elle avait déjà formé le premier syndicat dans une usine de fabrication de vêtements, ce qui lui a valu de se faire congédier un an plus tard. Par conséquent, Kalpona et ses collègues ont formé le BCWS pour défendre les droits syndicaux et former des dirigeant-e-s chez les travailleuses et travailleurs de l’industrie du vêtement.

Pancarte qui dit « Je ne veux pas mourir pour la mode »En 2013, le FJS a accepté de financer le travail de formation et d’organisation de travailleuses et travailleurs de l’industrie du vêtement dans 14 manufactures où le BCWS concentre ses efforts. Ce projet est présentement élargi pour la coordination des efforts de quatre syndicats canadiens (AFPC, Métallos, SCFP et FEESO), par la mise en commun de leurs ressources de soutien au BCWS.

Le projet a pour but de consolider les voix des travailleurs, particulièrement des femmes qui en constituent la majorité dans le secteur, d’améliorer les conditions de travail et d’accroître le rôle des syndicats dans le secteur du vêtement.

Le projet vise particulièrement à améliorer les conditions de travail des manufactures des secteurs du vêtement, veiller à la mise en place d’un nouveau salaire minimum comme indiqué dans la modification de la loi du travail et assurer des emplois viables en appuyant le rôle des syndicats.

Les travailleuses et travailleurs du vêtement du Bangladesh reçoivent la plus faible rémunération du monde. Ils travaillent entre 10 et 12 heures, parfois jusqu’à des quarts de travail de 24 heures sans pauses. Les heures supplémentaires sont presque toujours obligatoires et souvent non rémunérées ou sous-payées. Elles sont exposées à la violence verbale et physique et les travailleuses font souvent l’objet de harcèlement sexuel et de mauvais traitements. Les travailleuses et travailleurs qui dénoncent ces conditions et s’organisent pour les améliorer sont congédiés, menacés et parfois battus. De plus, les travailleurs effectuent leurs tâches dans des conditions malsaines et dangereuses. Au cours des cinq dernières années, plus de 2 000 travailleuses et travailleurs ont péri à cause de l’incendie et du mauvais état des édifices.

Le BCWS cherche à résoudre ces problèmes en renforçant l’autodétermination des travailleuses et travailleurs en leur procurant les outils nécessaires pour exiger le respect des droits du travail et des conditions de travail sécuritaires.

Mise à jour le: 26 Janvier 2016