Santé, sécurité et dignité au travail

Le marché du travail Guatémaltèque est en constante évolution, à l’instar du commerce mondial. L’économie Guatémaltèque est de taille relativement modeste, à côté des géants Américains, Mexicains, Brésiliens, Argentins, etc. On arrive facilement à la conclusion que le Guatemala subit la tendance actuelle à la mondialisation.

Le Guatemala est une république constitutionnelle démocratique. Le cadre légal entourant les droits du travail est régit par le Code du Travail du Guatemala et de façon plus générale, par la constitution Guatémaltèque. La législation en matière du droit du travail n’est pas appliquée uniformément. Les employeurs locaux profitent d’une certaine absence de la part du gouvernement pour faire à leur guise.

Selon le ministère du travail et des services sociaux Guatémaltèque, en 2016 le salaire minimum au Guatemala oscille entre 75Q. et 82Q. (10$ - 11$) par journée 1. Ce salaire varie en fonction du domaine dans lequel travaille l’employé. À titre d’exemple, les travailleurs manufacturiers ont un salaire minimum inférieur aux travailleurs agricoles.

Le cadre législatif entourant les droits des travailleurs offre certains droits et protections aux travailleurs. La journée de travail ne devrait pas dépasser les 8 heures de travail et la semaine de travail est de 44 heures. Les travailleurs ont droit à une prime de 50% pour tout temps supplémentaire en-dessus des heures. Tout travailleur a également droit, après un an de travail pour un même employeur, à quinze jours de congé par année. De plus, les employeurs ont l’obligation de fournir un environnement de travail sain et sécuritaire. À titre d’exemple, l’installation de salles de bains et d’équipements de premiers soins est prescrite.

Ces conditions peuvent paraitre relativement intéressantes, mais à cause du manque d’uniformité et de cohérence dans l’application de la législation relative aux droits du travail, elles ne sont pas toujours respectées. L’économie Guatémaltèque étant relativement de petite taille, le gouvernement veut encourager et maintenir les investissements étrangers. À la fin des années 1980, le gouvernement Guatémaltèque a lancé un programme de réductions fiscales pour les entreprises étrangères venant s’installer au Guatemala. Des réductions fiscales bonifiées ont été implantées pour les entreprises produisant des biens destinés à l’exportation.

La conséquence immédiate de ces mesures a été l’arrivée massive des «maquilas», des usines à sueur ou sweatshops. Les droits des travailleurs y sont rarement respectés et les conditions de travail sont extrêmement mauvaises. Le Guatemala devant faire face à une compétition mondiale, a une certaine réticence à faire appliquer ses lois du travail, afin de ne pas chasser les investisseurs étrangers. Les travailleurs Guatémaltèques sont donc les grands perdants de cette nouvelle dynamique.

Ces derniers sont régulièrement soumis à des conditions de travail peu reluisantes. À titre d’exemple, des journées de travail dépassant douze heures sont régulièrement imposées, les travailleurs n’ont pas accès à des équipements de protection adéquats, les salle de bain sont souvent fermées à clé, les salaires sont souvent retenus et payés avec plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, de retard, etc. Les travailleurs sont contraints d’accepter ces conditions, car il est difficile de se trouver un emploi au Guatemala et ils ne peuvent se permettre de délaisser leur gagne-pain.

2016

            1. Lien du ministère du travail Guatémaltèque : http://www.mintrabajo.gob.gt/index.php/salariominimo.html