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Violation des droits dans le domaine du travail au Mexique

La caravane d’Ayotzinapa, du Mexique à Ottawa 

Le 26 septembre 2014, les forces de sécurité de l’État mexicain ont attaqué un groupe d’étudiants du collège de formation des maîtres d’Ayotzinapa, Guerrero. Ils ont tué six personnes et en ont fait disparaitre 43 autres de force, qu’on n’a plus jamais revues. Le crime a levé le voile sur une crise aigüe des droits de la personne au Mexique. La recherche des étudiants a mené à la découverte de plus de 15 fosses communes. Aucune d’entre elles ne contenait les corps des étudiants. 

La caravane d’Ayotzinapa, du Mexique à Ottawa

Le FJS a travaillé en étroite collaboration avec d’autres syndicats canadiens, des organismes de solidarité et des organisations des droits de la personne pour accueillir la caravane d’Ayotzinapa, Mexique, à Ottawa. Composée d’un dirigeant étudiant d’Ayotzinapa, d’un parent d’un des étudiants disparus et d’un avocat des droits de la personne représentant les familles des étudiants, la caravane a parcouru le Canada entre le 11 avril et le 2 mai 2015, pour leur permettre de raconter leur expérience au public et aux décideurs canadiens.

La caravane a suscité une couverture médiatique sur la violation des droits de la personne en général et sur la répression des peuples autochtones du Mexique en particulier ainsi que sur les problèmes auxquels sont confrontés ceux et celles qui exigent que justice soit faite. C’était l’occasion d’insister auprès des parlementaires canadiens et des décideurs pour qu’ils reconnaissent la crise des droits de la personne que vit le Mexique, de demander au gouvernement mexicain de respecter les normes internationales en matière de droits de la personne, de revoir les programmes de coopération du Canada avec le Mexique et d’éliminer les obstacles pour les personnes qui cherchent refuge au Canada. 

L’Alliance tri-nationale de solidarité 

Le Syndicat Mexicain des travailleurs de l’électricité en lutte permanente

Le Mexique a été la scène d’une augmentation des violations flagrantes et systématiques des droits syndicaux au cours des six dernières années. Les droits de syndicalisation, de négociation collective, de grève et de sécurité d’emploi sont menacés même s’ils sont tous inscrits dans la législation nationale et internationale. Les travailleuses et travailleurs du Mexique livrent le combat de leur vie contre un effort concerté du gouvernement pour détruire leur mouvement syndical indépendant.

L’Alliance tri-nationale de solidarité (TNSA, pour son sigle en anglais) a été créée dans le contexte de la flambée de violence paramilitaire et de l’État contre les syndicats au Mexique, pour inciter les syndicats mexicains, canadiens et des États-Unis à s’engager activement dans le travail de solidarité pour exiger la liberté d’association et la reconnaissance des droits syndicaux au Mexique. Le TNSA fait le suivi de la situation au Mexique et dénonce les attaques contre les travailleuses et les travailleurs dans leurs efforts de création de syndicats démocratiques. Elle promeut un niveau de vie décent pour les travailleuses et les travailleurs dans les trois pays. Le FJS, de concert avec d’autres fonds syndicaux canadiens, poursuit son engagement de près avec le TNSA.

[Photo : Le Syndicat Mexicain des travailleurs de l’électricité en lutte permanente]

Mise à jour le: 4 Février 2016